vendredi 11 novembre 2011

Le feuilleton de la crise du surendettement

D'événement en événement, puis l'été 2007, la série d'articles retrace la progression de la crise. Chaque fois, l'étape ultérieure aura été annoncée au vu des causes profondes. L'incurie et l'aveuglement des dirigeants apparaissent avec évidence au fil des années.



  • Auteur : François de Lacoste Lareymondie
  • Édition d'origine : Liberté Politique

Évaluation

Information, documentation Analyse, réflexion Caractère pratique Valeur morale Style Édition, présentation
Complète
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Originale
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Utile
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Vertueux
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Bien écrit
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Correcte
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Crise financière : simple coup de tabac ou avis de tempête ?

Au premier coup d'alerte, l'effondrement des subprimes à l'été 2007, les deux causes de fond de la crise sont mises en évidence : l'usage effréné des effets de levier, et la titrisation à tout va. Tant qu'une bulle porte le mouvement, tout va, mais dès qu'elle cède, l'édifice de dettes montre sa fragilité. Plus encore, cet article s'ouvre déjà sur la question de la dette des États, notamment celle des États-Unis, comme un problème probable qui suivra.

L’affaire Kerviel à son épilogue : morale et moralisme

Le rapport de l'inspection interne de la SG suite à la fraude interne de Jérôme Kerviel clôt l'histoire. La vraie leçon est que ces opérateurs ont perdu le sens du réel. Les effets de levier sont démesurés, d'où les sommes en jeu, d'où aussi les risques systémtiques que font courrir ces opérations financières, normalement prévues pour lisser les risques de l'économie réelle.

Crise financière : vertige au bord du gouffre

Un an après le début de la crise des subprimes, Lehman Brothers entre en cessation de paiement. L'article annonce la mort imminente des banques d'investissement, qui n'a pas eu lieu. Il annonce aussi que les États s'imposent comme la seule garantie en dernier recours. Nous y sommes.

La chute de Mammon

L'article annonce l'inanité du plan Paulson, qui devait sauver le système financier : trop lourd quant aux montants demandés aux contribuables, et en même temps beaucoup trop léger quant à la masse des dettes à éponger, le tout sans isoler les actifs toxiques. L'erreur sous-jacente est de prendre la monnaie pour un actif, erreur qui alimente toute la titrisation à l'origine des subprimes. Voyant à l'horizon le problème du surendettement des économies riches, il propose d'avancer vers l'annulation des dettes primaires, celles des particuliers ruinés. Il propose également d'interdire les outils purement spéculatifs et une régulation sérieuse de la finance mondiale, en détaillant des pistes.

Les États et la crise devant le mur de la dette

L'endettement excessif des économies est la cause profonde de la crise. Le traitement de cette crise a consister à transférer le risque des acteurs privés aux États, mais sans apurer les mauvaises dettes. Le problème n'est que déplacé, et va ressortir. Il faut désendetter, d'une part, et cesser le dopage des économies au crédit, d'autre part.

L’inflation ? Une tentation, mais pas une solution au surendettement

Les plans de sauvetage des banques ont tranféré les dettes privées vers les États. Le problème du surendettement généralisé reste donc entier. Le recours à l'inflation reste alors une tentation, mais surtout une chimère. La seule voie de désendettement est l'annulation des dettes.

L’issue du G20 : restaurer pour ne rien changer

Le G20 de Londres en 2009 a pris toutes les msures pour restaurer le système économique antérieur. Le problème est qu'il laisse intact la cause de la crise, le surendettement généralisé des économies occidentales. Les risques ont été davantage tranférés vers les États, et non écartés, alors qu'il aurait fallu plutôt s'occuper des plus pauvres qui sont écrasés par leur dettes personnelles.

La crise, acte IV : l’endettement public

Le surendettement annoncé des États est désormais évident. Le maillon faible est la Grèce, une économie faible et corrompue, mais qui fait partie de la zone Euro. L'article annonce que l'Europe ne lâchera la Grèce à aucun prix.

Crise de la dette publique : vérité juridique et vérité politique

Derrière le volet islandais de la crise, la crise grecque reste entière. Le choix des peuples est net : se soumettre à l'Europe ou la misère. L'Allemagne gagne en puissance dans ce système dont elle tient la bourse.

Europe : de la crise financière à la crise politique

Les lenteurs europénnes à traiter les problèmes de solvabilité de ses membres coûtent cher à l'Europe. Pire, le fond du problème grec reste intact : le plan de sauvetage, purement financier, passe à côté du problème économique grec, qui est structurel car lié au commerce maritime. La faiblesse politique de la zone euro est d'autant plus grave que la crise financière affecte clairement un grand nombre de ses États.

La taxe sur les transactions financières : une fausse bonne idée

La taxe Tobin, qu'on invoque pour lutter contre la spéculation, servirait plutôt à financer des politiques d'aide aux plus démunis, aux victimes de ces spéculations, mais tout en maintenant le système dans ses principes. De plus, il faudrait qu'elle soit généralisée partout pour être efficace, ce qui est impossible. Enfin, l'aide au développement classique est un modèle épuisé, qui a prouvé qu'il ne fonctionne pas.

Après l’épisode irlandais, il est urgent d’arrêter l’engrenage

Nouveau sauvetage d'urgence, cette fois à temps, celui de l'Irlande. Les Européens ne cessent de pousser les risques devant eux, en chargent les États des mauvaises dettes, puis en chargeant les dettes des États insolvables sur les États solvables. À ce rythme, le dernier payeur sera nécessairement insolvable. On n'arrête pas une réation en chaine en la précipitant. Il faut traiter le problème au fond, en faisant porter leurs responsabilités aux prêteurs irresponsables, en démontant les banques trop grosses, et en annulant certaines dettes avec discernement.

Trois grains de sable dans la mécanique financière

Double refus islandais de la médication européenne, enchaînement des plans de sauvetage des pays du sud de l'Europe, tous insuffisants. Le principe est de ne rien faire payer aux porteurs de dette publique, et à passer les pertes en conséquences sociales. La mise sous surveillance de la note américaine ajoute considérablement au risque général, car personne ne pourra venir en aide aux États-Unis. Le refus d'en venir aux vraies solutions concourt à précipiter la crise.

Crise de la dette publique : « Nihil novi sub sole »

Retour sur le surendettement généralisé, et la nécessité de le traiter au fond, en désendettant. Le dogmatisme et l'aveuglement des dirigeants des instances européennes, doublé du juridisme des institutions, bloque tout traitement efficace de la crise, dont le coût va ainsi croissant. Le Président Obama est également un faible. Le temps présent est à haut risque. Des incidents simples peuvent faire tomber l'édifice entier tant il est vulnérable de toute part.

Chronique d'une chute annoncée

Où comment les parades politiques ne permettent pas d'esquiver le problème de fond. Les réponses des États européens sont trop fragiles pour répondre à la réalité de leur situation économique.